Nikkô 日光

La montagne, les grands sites shintos, les balades, la mousse sur les pierres, les singes et une auberge parfaite. Nikkô a été une belle expérience, autant humaine que culturelle ou symbolique.

Accès :

A deux heures de trains de Tôkyô, depuis Asakusa par la Tobu Skytree Line, pour 1360 ¥. Vous arriverez à la gare Tobu Nikkô, un peu en marge des grands sites touristiques. Mais avec les pass vendus, vous pourrez prendre le bus (station devant la gare) vers les sites à visiter.

Voici en détail les accès, tarifs, réductions pour Nikkô , et la page des différents pass culturels.

Hébergement

Les tarifs sont assez élevés à Nikkô, vu l’afflux touristique régulier. Nous avons opté pour une auberge qui ne figurait pas dans notre guide : Nikko Sumica Guesthouse. Elle est à deux pas de la gare Tobu-Nikkô. Vous aurez le choix entre deux chambres privatives et un dortoir pour homme et un dortoir pour femme. Nous avons choisit une chambre privative pour 3250¥ par personne (le moins cher que nous ayons trouvé). Il y a une petite salle commune et un coin cuisine. C’est l’endroit le plus reposant et accueillant où nous sommes allés avec l’auberge de Kamakura. Un jeune couple a rénové cette ancienne maison. Ils vous donneront des adresses pour bien mangé, vous indiquerons le chemin vers la laverie la plus proche et seront heureux de discuter avec vous! La chambre était très propre.

Les alentours de Nikkô

Chûzenji-ko (sans pass, 1100¥, 45 minutes)

Un peu de calme! Cet endroit, plus en hauteur que Nikkô, vous offrira un lac immense, des montagnes, des singes en liberté (à observer de loin) et une superbe cascade. En face du lac nous avons mangé le meilleur tonkatsu du voyage, dans un tout petit restaurant recommandé par notre hôte.

La quiétude que l’on ressent en observant le lac, surtout avec le froid glacial et le soleil puissant, est magique. En face de vous vous verrez le Nantai-san. En marchant vers les commerces, vous arriverez à la cascade Kegon (Kegon-no-Taki). Nous étions à la sortie de l’hiver et la cascade avait fait un trou dans un immense tas de neige, rendant sa chute encore plus vertigineuse. Les singes, tout autour, sont parfois très entreprenant. N’allez pas croire qu’ils sont domestiqués!

Senjogahara

Depuis Chûzenji-ko, nous avons pris un bus pour nous rendre au point de départ de la randonnée de Senjogahara. Je ne me rappelle plus l’arrêt du bus (Akanuma?), mais il vous suffira de demander à l’office du tourisme ou au chauffeur. Ne vous étonnez pas si le bus vous laisse dans un endroit désert (surtout si vous voyagez hors saison comme nous). Vous verrez un magasin/resto/souvenir fermé et des plaines surmontées de montagnes. Le sentier longe une rivière. Le soleil nous y a suivi mais faute de chaussures adaptées, nous n’avons pas pu aller très loin. Cet endroit est célèbre en automne, les alentours se parant d’orange, de jaune… Il est apparemment possible de rejoindre Yumoto onsen par ce chemin.

Ryuzu no taki

Nous sommes ensuite redescendu aux cascades de Ryuzu (oui, on est très cascades). Là encore, personne, tout était fermé. On croirait visiter une ville fantôme où tous les trésors sont pour nous. C’est aussi un endroit qui se visite à l’automne mais tant pis! On arrive au niveau des chutes, qui se divisent en deux. On y a accès en longeant un restaurant en bois. On peut monter pour avoir une meilleure vue… et quelle vue! A mi-chemin, les roches ont une allure de tête de dragon, une fois en haut, on est sur un pont, on domine le torrent d’eau et au loin, entre les sapins, la grandeur du lac Chuzenji.

Les sites classés de Nikkô

Les sites sont éparpillés dans une forêt de cèdres. On peut les relier à pied.

ASTUCE : il existe un billet à 1000¥ vous donnant accès à trois des plus grands site de Nikkô (Rinnô-ji / Tôshô-gu et Futarasan-jinja) pendant deux jours. On l’a trouvé à l’entrée du Tôshô-gu, dans une petite cahutte sur la droite. Il y a très peu d’infos là-dessus mais vous économisez 50% du prix! Par contre, certaines salles de certains site demanderont un supplément. Je donnerais les prix par sites et les salles avec supplément au fur et à mesure plus bas.

Tôshô-gu (1300¥ – supplément or pass pour le tombeau d’Ieyasu 520¥)

Dans la forêt, tôt le matin, on entend des notes de flûtes au gré du vent. En arrivant au sanctuaire, les sons mystiques aux oreilles, on est frappé par un torî monumental, succédé par une pagode de 5 étages. C’est une fois de plus un site très touristique, commencez par celui-ci!

On monte quelques marches et on arrive au milieu de plusieurs bâtiments aux couleurs vives. Les sculptures qui ornent les différents édifices sont très bien conservées et fines. On ne se lasse pas d’observer chaque détail. La richesse du lieu est singulière, la visite ne ressemble pas aux autres visites de sanctuaires aux tons à dominante rouge.

Ne manquez pas le Honji-dô, où vous entendrez siffler un dragon…

Taiyûin-byô

A la fois un temple bouddhiste et un mausolée, cet endroit est plus intime que le Tôshô-gû. Des lanternes de pierre ont largement investies le jardin. La forêt de cryptomérias entoure le temple, la brume qui s’y accroche donne le sentiment que le temps s’est arrêté. Les couleurs vives des statues attirent l’oeil, et les petites pièces, presque sans touriste, permettent de faire un pause de l’agitation grandissante des autres sites.

Rinnô-ji (700¥)

Il était malheureusement en restauration quand nous étions à Nikkô, nous n’en avons donc pas tellement profité. Nous avons cependant pu entrer et visiter certaines salles temporaires présentant l’architecture, certaines statues et autre. Voici quelques infos supplémentaires.

Futarasan-jinja (200¥)

La faim, la fatigue ou la perte d’entrain après les merveilles que nous avons vu m’ont rendu la visite de ce sanctuaire assez morne. Pourtant, le site intimiste, composé de plusieurs petits bâtiments, offrait de beaux cadres. C’est le sanctuaire le plus ancien de Nikkô.

Ce sanctuaire, « dédié au mont Nantai, au mont Nyotai, sa compagne et au mont Tarô, leur progéniture, il protège la ville » (Lonely Planet) est également plus petit que le Tôshô-gu. Il est composé de plusieurs petit bâtiments. La fièvre de la visite m’ayant quitté, je garde peu de souvenirs de ce lieu qui pourtant semble digne d’un grand intérêt. Voilà pourquoi je vous conseille cette page

Gamman-ga-fuchi abyss

Un petit chemin de randonnée qui longe une rivière et nous présente à une file de Jizô, au creux des arbres. Nous étions seuls et la vue de cette série de statues parées de rouge sur le fond vert sombre des arbres été stupéfiante. Il est paraît-il, impossible de les compter sans se tromper…

Les Jizô sont les gardiens des enfants disparus, c’est pourquoi on leur noue des bavoirs rouges autours du coup.

Vous pouvez y accéder en bus depuis la gare (arrêt Tomozawa) ou marcher 30 minutes depuis le temple de Tôshôgu. A savoir que le bus vous laisse à 15 minutes de marches. Ne vous étonnez pas de passer par un quartier résidentiel…les statues seront là, après un pont, quelques hangars et un petit parc…

Villa Impériale Nikkô Tamozawa (9h-16h / 500¥)

Ancienne demeure secondaire impériale (Hirohito y a séjourné pendant la seconde guerre mondiale), la bâtisse a été ouverte au public après de grand travaux de rénovation. Cette visite change du reste et permet de découvrir une villa à la japonaise. Les panneaux de papiers sont peint avec finesse, les tatamis finement tissés, et on peut clairement apprécier les ouvertures de la maison sur le jardin, les deux en harmonie totale. Nous avons aussi eut le privilège d’y voir le touriste le plus curieux du voyage. Il ne regardait rien mais photographiait tout!

Demandez à Sato-san (aubergiste) de vous parler de l’architecture du lieu : un régal!

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