Kyôto 京都

Accès

Comme nous avions un pass à Hakone nous avons prit le bus jusqu’à Mishima (ligne N). de là, il faut prendre le Shinkansen avec au moins un changement soit à Shizuoka, Nagoya ou encore Hamamatsu. Le trajet coûte environ 10 000 ¥ et dure 1h45.

Hébergement

Les petits budgets se retrouvent souvent dans le quartier de la gare, ou loin du centre. N’hésitez pas à payer un peu plus et à être plus proche du centre : vous apprécierez le charme de Kyôto, les ruelles piétonnes et les anciennes demeures. Nous avons dormi à l’auberge de jeunesse Peace house Sakura (le site officiel ne donne pas les prix, réservez sur TripAdvisor ou autre!) au sud du quartier de Gion. Machine à laver, cuisine équipée, boissons chaudes offertes, vélo à louer et accès internet avec une équipe très accueillante! Ce n’est pas le grand luxe mais franchement, on ne reste pas dans sa chambre quand on vient à Kyôto! La chambre était spacieuse et on a eu droit à un balcon.

Nous avons décidé de faire un tour par Higashi Hongan-ji à notre arrivée. Ce temple est proche de la gare. C’est immense. Vraiment, le pavillon principal en bois est monumental. Une cérémonie avait lieu à notre arrivée nous avons donc juste aperçu l’intérieur. Dans le pavillon de droite en arrivant vous pourrez voir un mur empli de dédicace et de mots pour les victimes du tsunami de Mars 2011.

Ponto cho

Je n’avais aucune idée qu’il y avait un quartier où les geishas et les maïkos existaient encore. Sur les conseils d’un de nos hôtes, fasciné par les geishas, nous sommes allés, à la tombée de la nuit, à Ponto Cho. Une ruelle minuscule à côté du fleuve. A côté d’une rue très passante et bruyante, on pénètre dans un autre univers. C’est étroit, peu éclairé et toutes les maison bordant la ruelle sont en bois. Beaucoup de visiteurs perturbent la vision fragile d’un Japon fantasmé, peuplé de geishas, de flûtes et de samouraïs. Mais, en pénétrant un peu plus profondément, et en s’accrochant à cette idée, on se rend compte que cet endroit n’existe pas que pour les touristes, qu’il y a une vie encore réelle autours de ce quartier, que les samouraïs et les marchands ont été remplacé par des hommes en costumes, que les bars sont pleins et que la curiosité de l’étranger ne doit pas aller trop loin. C’est rafraîchissant.

Promenade dans le Sud de Higashiyama (jour 2)

Indiquée par notre guide, cette promenade débute à côté de l’auberge et permet de voir des temples magnifiques.

Kiyomizu dera (6h-18h / 300¥)

Ce temple est aussi varié qu’impressionnant : une pagode rouge se reflétant dans un point d’eau, un ensemble de petits pavillons multicolore, une fontaine aux propriétés médicinale, un rocher de l’amour, un pavillon de bois monumental surplombant la vallée et un parcours souterrain troublant. Nous y avons passé du temps et sans regrets!

Dans le pavillon principal, sur votre droite vous aurez la possibilité de réaliser vos rêves amoureux. C’est très simple, il vous suffit de traverser 18 mètres séparant une pierre d’une autre. Vous verrez beaucoup de jeunes hommes et femmes, traverser cette distance délimitée par deux rochers, les yeux fermés et aidé par une tierce personne qui guide par la voix. Il faut arriver juste devant le rocher et le toucher, les yeux toujours fermés, et tous vos rêves d’amour se réaliseront!

Vous pourrez aussi allé boire de l’eau d’une fontaine au propriétés médicinale en prenant un petit chemin qui descend après le pavillon principal. Ce pavillon est en hauteur, soutenu par des centaine de piliers de bois. C’est vraiment cette diversité de construction sur le même site qui est interessante. Temple emblème de la ville, il est souvent bondé alors essayez d’arriver tôt pour profiter du site.

Surtout, cherchez le Tainai-meguri (« à gauche de la pagode qui s’élève en face de l’entrée principale du temple ») que vous trouverez plus facilement en demandant. Nous avons pu trouver en repérant un groupe d’élève descendre un escalier allant sous le temple. C’est une des meilleures expériences de ce site. Le mystère doit rester entier, il faut que vous soyez surpris : un souterrain sous le temple à parcourir dans le noir le plus total. Je vous le dit pour ne pas que vous le manquiez : quand vous arriverez à la pierre, faites la tourner en prononçant un vœu.

Ninen zaka sannen zaka

Vous trouverez ces deux ruelles sous le Kiyomizu dera. Elles ont apparement été reconstruites mais elles donnent l’impression de se balader dans un vieux quartier. Vous y trouverez des boutiques de cadeaux comme partout, restaurants et salons de thé. C’est jolie mais honnêtement certains quartiers sont plus authentiques.

Shinbashi dori

Ces ruelles, dans le vieux quartier de Gion, sont plus authentiques. C’est ici aussi que vous aurez peut être l’opportunité de croiser une Geisha. vieilles maisons de bois, sanctuaires miniatures, petits pont et ruisseau, nous avons fait une haltes avec des plats à emporter, loin de l’agitation de la ville. Arrêtez vous à la station de Gion Shijô, prenez Shijô dôri à l’opposé du pont et ce sera sur votre gauche.

Parc palais impérial

Vous ne verrez rien du palais depuis le parc! pour visiter le palais, il faut faire une demande à l’avance et remplir un formulaire, sauf au printemps et à l’automne où les dates d’ouvertures varient. Certaines parties du palais (villas…) feront l’objet d’une demande séparée. renseignez vous auprès de l’Agence de la Maison Impériale. Pour plus d’infos, réservations… c’est par .

Les pruniers commençaient à montrer leur première fleur, les jardiniers taillaient les cyprès, un endroit charmant si vous passez par là.

Galeries marchandes : Tera Machi et Shinkyôgoku

Deux rues couvertes interminables avec des centaines de boutiques, salles de jeux, resto, boutiques à 100 ¥… des friperies où vous pourrez trouver des kimonos et des yukata d’occasions, mais aussi des poupées Kokeki en bois et plein de boutiques de souvenirs. L’arrêt le plus proche est celui de Kawaramachi.

Au Nord de Higashiyama (jour 3)

Kinkaku-ji (9h-17h / 400 ¥)

Vous ne pouvez pas aller à Kyôto et passer à côté de cette merveille. Peu importe la saison de votre séjour, le pavillon d’or enchante le paysage environnant. Si vous pouvez, allez y tôt pour éviter la foule et apprécier à loisir ce monument. Le lac à ses pieds le rend aussi imposant que fantomatique. Un sentiment étrange de vie passée étranglée par le temps se mêle à une beauté sans âge. Sans voie, et en admiration, on reste tenue à distance. On ne peut qu’imaginer l’intérieur, apercevoir les statues lointaines, et embrasser du regard la totalité parfaite du lieu. Pas de photos : à vous d’aller voir!

Tenryu ji (8h30-17h30 / 600 ¥)

Dans le quartier de Ashiyama à l’Ouest de la ville, ce temple est plus calme. Vous pourrez voir, devant un des bâtiment du temple, des cerisiers pleureurs, splendides. Puis, au Nord, après être passé par un jardin magnifique, vous pourrez vous enfoncer dans une grande bambouseraie. Calme et fraîcheur sont au rendez-vous, pour peu que vous ayez la chance d’échapper aux groupes de touristes. Contrairement à la bambouseraie que nous avions visitée à Kamakura, celle ci, de part son chemin et sa clôture rend la balade moins impressionnante. A Kamakura, en marchant sur des pierres au milieux des bambous, ont se sent hors du temps et l’expérience est beaucoup plus intense. cependant, le calme de la bambouseraie fait du bien. Je vous conseille, une fois arrivés au bout du chemin, de tourner à gauche. Vous passerez un parc (Kameyama kôen), quelques statues, pour arriver aux berges de la rivière Hozu. Là, une petite auberge vous attends, avec à l’extérieur des sièges et des tables surélevées façon vieux Japon : un régal de manger là, loin de l’effervescence touristique de ce quartier. En face de vous la rivière, les arbres, les bateaux en bois (ok, ok, ça c’est touristique) et le plaisir d’un repas… là encore, pas de photos, je vous laisse être surpris comme nous l’avons été.

Nijo jo (8h45-17h – 600 ¥)

La visite de ce château nous a permis de changer un peu de décor. Ancienne demeure du shogun, ce château de bois et de papier est composé de nombreuses petites pièces, de longs couloirs, d’un jardin magnifique et de peinture sur paravent somptueuses. Ne vous étonnez pas de faire du bruit en marchant! Le parquet dit « rossignol » a été conçu pour empêcher les intrus de pénétrer sans bruit dans le château…

Dans le centre ville et Sud de Higashiyama (jour 4)

Marché de Nishiki

Ce marché couvert permet de se couper un peu des temples et de s’occuper en cas de mauvais temps. Vous y trouverez des vendeurs de poissons, d’épices, de couteaux, de sakés et autres alcools, mais aussi des vêtements, des babioles… si vous aimez cuisiner, vous trouverez beaucoup de boutiques où acheter des ustenciles de cuisines. Il y a pas mal de restaurants pas cher autour du marché. Nous avons eu la chance de tomber sur celui où, dans les vapeurs de riz et de gyôza les serveurs, serveuses et cuisiniers crient des « yooooooo » pour communiquer, et lancent des formules de politesses à tout bout de chant!

Musée du manga (10h-18h / 500 ¥)

Si vous êtes de grands amateurs de mangas et que les retrospectives sur son histoire vous intéressent, vous serez comblez! Vous pourrez aussi trouver dans les bibliothèques immenses, tous styles de mangas, de toutes époques et également de tous continents! Après, la boutique n’a rien d’exceptionnelle, elle est même pauvre.

Nous avons eu la chance de visiter le musée pendant une exposition sur l’artbook collectif SketchTravel. Cependant, et je peux dire que ça m’a légèrement frustrée, le lendemain de notre visite débutait une exposition consacrée à Terada (on a quand même pu voir quelques croquis de lui mais aussi de James Jean 😉 )!

C’est aussi entre ces murs que nous avons découvert de Kami Shibaï! L’ancêtre du manga qui consistait dans l’art de conter une histoire à l’aide de planches déssinnées que les conteurs faisaient défilées. Le public visé se composait d’enfants et, pour les faire revenir, au comble du suspens le conteur s’arrêtait, laissant par là même les enfants seuls avec les marchands de bonbons… Nous avons ainsi écouté l’histoire de Golden Bat, un héros squelette d’avant guerre que les américains n’ont pas trouvé très conventionnel et qui a vite été remplacé après la guerre. Notre conteur était vraiment exceptionnel et même avec la barrière de la langue, toutes les émotions et l’humour nous sont parvenues sans problème!

Shimogamo jinja (6h30-17h30 / gratuit)

Un sanctuaire charmant, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, offre un cadre calme. Une allée boisée vous conduira aux bâtiments. Ne manquez pas le petit pont au fond!

Yasaka jinja (24h/24h / gratuit)

Apparemment protecteur du quartier de Gion, ce sanctuaire est composé de plusieurs petits bâtiments et il est agréable de s’y balader après la tumulte des rues commerçantes à peine plus bas.

Encore une fois la chance nous a sourit. Nous étions à Kyôto pendant le festival Hanatôro (chemin des fleurs et des lumières). Le soir de l’ouverture se tenait au sanctuaire une représentation de danse par de Maikos. Autant vous dire que la foule était au rendez-vous! Une danse sur shamisen, lente, émouvante et silencieuse, pendant laquelle seul les clac des appareils dérangeaient.

Le Hanatôro a été initié il y a quelques années pour attirer les touristes pendant les périodes creuses. Les vieilles rues pavées de Gions sont bordées de centaine de lanternes et des maîtres ikebana exposent leurs créations. Des danses de maikos et de geishas sont organisées presque tous les soirs, à différents endroits de la ville.

Nord de Higashiyama (jour 5)

Pavillon d’argent : Ginkaku ji (8h30-17h, 500 ¥)

Je dois avouer que nous n’avons pas été séduit par cet endroit pourtant très important pour les japonais. Après le Kinkaku-ji, ce pavillon paraissait plat et sans saveur. Peut être aussi commencions nous à être blasé de toute la beauté qu’héberge Kyôto… Cependant les cônes de cailloux blanc nous ont impressionnés. Leur hauteur et leur contour parfait ont suscité notre admiration. Un sentier vous mène en hauteur où vous aurez une jolie vue.

Cette villa devait être recouverte d’argent mais le shogun n’a pu achever sa volonté.

Le pavillon d’argent est l’un des sites les plus visité, alors au risque de me répéter, arrivez tôt!

Le chemin de la philosophie, Tetsugaku no michi

On peut emprunter ce chemin en sortant du Pavillon d’Argent. Il longe un petit canal, d’un côté les monts Higashi, de l’autre une petite route et des maisons toutes mignonnes. Des arbustes et un par terre fleuris, le calme, et l’idée que Kitarô Nishida, un philosophe promeneur arpentait ce chemin, pensif. On ne se croit dans une ville immense comme Kyôto, juste au Japon, entre deux moments.

Heian jingu (6h-18h / seul le jardin est payant 600¥) / Miyako messe (9h-17h, fermé du 29 déc au 13 janv. / gratuit)

Je ne sais plus lequel de ces deux endroit nous a attiré, mais ils sont proches. Le Heian-jingû est annoncé par un torî immense. Nous ne sommes pas allé jusqu’au temple car nous avons été retenu par un marché qui se tenait devant et qui nous a prit du temps!

Le Miyako Messe est le musée des arts traditionnels de Kyôto. Vous y verrez des estampes, des kimonos magnifiques, des plats laqués, de la peinture sur céramique, poteries… et surtout, vous verrez des artisans à l’oeuvre. Vous pourrez également être initié au Surigata-Yuzen, l’art de peindre du tissu avec des pochoirs, et la possibilité de ramener vos oeuvre. Cet endroit est très bien agencé, accueillant et change des autres musées grâce à la présence des vrais artistes. En vous renseignant un peu en avance (site), vous pourrez peut être y assister à des danses maikos.

Fushimi Inari (tout au sud!)

On a faillit le manquer. Un grand merci, encore, au australien qui nous en ont parlé! Absent de notre guide, cet endroit si particulier. J’ai eu le sentiment de me promener dans le monde des kamis. Nous y sommes arrivés au coucher du soleil, l’atmosphère était donc très particulière. Nous avons pratiquement tout fait de nuit. Ce sanctuaire m’a semblé immense. Les longs couloirs de torî, très célèbres, laissaient sans voix. Parfois, quelques enfants en mal de vitesse déboulent dans un tournant, mais la saison creuse et l’heure tardive nous ont permis de jouir d’un calme à la fois inquiétant  et délicieux.

Ce endroit est dédié au kami des moissons, le renard, dont vous verrez des statues un peu partout. Nous ‘avons pas pu emprunter tous les chemins du sanctuaires mais, en montant vous arriverez à un lac bordés d’allées avec des représentations de sanctuaires miniatures. Le faible éclairage donnait l’impression que des kami miniatures allaient sortir de leur demeure et tous se rencontrer sur le site. A ne manquer sous aucun prétexte!

Voici un lien intéressant où vous aurez plus de photos.

Pour aller plus loin

La petite ville d’Uji

bord de rivière

Le guide des bonnes manières (oui oui, les étrangers en ont besoin)

image_relaxnews

 

Publicités

8 réflexions sur « Kyôto 京都 »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :