Hideo Furukawa : imagination, peur de la critique et construction du peuple japonais.

France Culture entamait le 18 Janvier au soir un cycle d’une semaine sur le Japon lors de son émission Hors-Champs. Je vais essayer de retranscrire ce que j’ai retenu des différentes interventions.

Hideo Furukawa ouvre le bal.

IMG_1747« Furukawa Hideo, né en 1966 à Fukushima, est l’un des plus importants écrivains japonais contemporains. Il écrit d’abord pour le théâtre et, en 2002, son quatrième roman La Tribu des mille et une nuits obtient le prix de l’Association des auteurs de romans policiers et le prix de la Science-Fiction. En 2003, il publie Soundtrack (à paraître aux Editions Philippe Picquier) et c’est en 2005 que Alors Belka, tu n’aboies plus? est nominé pour le prix Naoki tandis que, l’année suivante, Love est couronné par le prix Mishima.
Depuis les années 1990, il s’est attaché à la figure tutélaire de Murakami Haruki, se considérant comme son plus fervent disciple et héritier, tout en revendiquant l’influence de García Márquez et de Borges. »

Entre autre dans cet interview, retour sur Fukushima, l’avenir du Japon mais aussi du monde. Face à l’évolution rapide de toutes choses, l’imagination permettrait de refaire vivre le passé et de se projeter vers l’avenir, à une heure où tout évolue tellement vite que l’humain vit uniquement dans le présent, dans le court terme. Connecté.

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Selon lui, le besoin de modèle au Japon et le fait d’avoir perdu la guerre a fait changer d’orientation la société japonaise. La Chine n’est plus la plus grande puissance au lendemain de 1945, les Etats Unis le sont. Voilà pourquoi selon lui, les japonais s’américanisent. Ils intègrent un système. Ça les dessert car ils perdent de leur essence mais aussi, l’intégration d’un système permet de le comprendre et de le démonter pour mieux se l’approprier, pour mieux recomposer quelque chose de complètement nouveau. Aujourd’hui les japonais commencent à se scinder, à s’opposer au régime et aux idées, notamment après Fukushima et le fait que le gouvernement ne prenne pas en compte l’avis de la population qui est contre leur réouverture. La volonté gouvernementale de se réarmer est aussi un sujet à désaccord profond au Japon. Mais, d’un point de vue culturel il est très dur pour eux de critiquer. Cette ambivalence des sentiments serait la cause d’une immaturité culturelle empêchant que chacun ait sa propre opinion et la défende. Selon l’auteur, cette maturité est acquise en France.

Sans trop m’avancer, il me semble que l’unité de l’opinion est quelque chose que beaucoup de français tourné vers le Japon leur envie non?

Pour écouter l’émission en entier et je vous y invite, cliquez ici

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Sources : editions-picquier.fr / .franceculture.fr

Photos : japanfocus.org / babelio.com / ajw.asahi.com / nippon.com

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