No Go Zone – Fukushima

Guillaume Bression et Carlos Ayesta ont travaillé à plusieurs reprises à Fukushima. De leur travail photographique ressort beaucoup de clichés, de séries très différentes, reprenant ce qu’ils ont pu voir, expérimenté ou bien créer là-bas.

Leur travail a été récompensé et ils seront exposés à l’espace Nexus Hall de Chanel à Tokyo en juin 2016.

Série « Nature… »

« Une nature luxuriante et inquiétante, quelques années après la catastrophe, elle recouvre tout, les maisons, les voitures et les routes. »

Série « Mauvais rêves ? »

« Comment montrer ce qui ne se voit pas, ne se sent pas ? Ces mises en scènes faites de bulles et de films en plastique visent à rendre visible la radioactivité. Ou quand la fiction révèle le réel. »

La frontière. Ces frontières qui ne se raccrochent à rien, sauf à une décision qu’il a fallu prendre. Zone contaminée, zone non contaminée. Ça n’a pas de sens et pourtant, cette décision à été à l’origine de tant de changement. En matérialisant cette frontière avec du film transparent, on voit bien qu’il n’existe pas de différence entre les deux côtés, pourtant si nettement séparés.

Série « Revenir sur nos pas »

« Que se passerait-il si les réfugiés du nucléaire revenaient vivre chez elles d’un coup d’un seul ? Des photos dérangeantes qui mêlent le banal à l’étrange « 

Avec la participation des anciens résident de la zone contaminée, les deux photographes ont réalisé une série de clichés remettant « à leur place » ceux qui ont dû fuir. Je n’ose imaginer la douleur que ça été pour eux de poser pour ces photos et en même temps je me dis que ça dû être libérateur de revenir, de montrer, de réaliser à partir du traumatisme. Mis en scènes, ces japonais et japonaises posent un violent contrastes avec tout ce territoire où la vie humaine s’est figée, est morte, alors que le reste continue.

Série « No Man’s Land »

« Des panoramiques tirés en procédés anciens pour donner à voir les horizons sauvages et abandonnés de Fukushima. »

Avec plus de distance, ces clichés sont à mon avis plus poétique et moins crus. Il n’en reste pas moins témoins de la réalité à Fukushima, 4 ans après le 11 Mars 2011.

 

 

 

Sources : asdepixel.com / fukushima-nogozone.com

Photos : fukushima-nogozone.com

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