Un pied japonais s’allie à Zasshi!

Un nouveau partenariat se crée entre Zasshi et Un pied japonais.

Zasshi c’est quoi?

C’est tout d’abord un forum tournant autours du Japon. C’est ensuite un magazine. Il paraît tous les deux mois et regroupe des thèmes très variés! Cuisine, conseils pratiques pour voyager au Japon, art, culture pop, légendes, le Japon est balayé en 70 pages dont 20 pages consacrées à un dossier.

Les rédacteurs, administrateurs et correcteurs sont tous bénévoles et passionnés : ça colle plutôt bien avec ce blog!

Notre partenariat a débuté il y a quelques temps et le résultat est paru il y a quelques jours : un article sur Haruki Murakami, qui reprend les différents articles déjà présents sur ce site.

Je vous le présente plus bas, mais vous pourrez le retrouver sur le magasine, avec tous les autres articles sur le Japon, sur le forum de Zasshi, tout récemment remastérisé!

Voici l’article rédigé pour le magazine Zasshi

La reconnaissance par la déroute : on connait tous cette réalité qui nous échappe

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Haruki Murakami 村上 春樹 est un des écrivains japonais actuel le plus connu dans le monde. Il est à la fois romancier et novéliste, dans le fantastique ou la non-fiction.

On ne parlait que très peu de lui il y a encore 10 ans, et voilà qu’il remplit nos rayons de librairies avec ses dernières œuvres, telles que 1Q84,  Kafka sur le rivage et le tout dernier L’incolore Tsukuru et ses années de pélerinages.  Ma rencontre avec l’écrivain remonte à 2005, lorsque j’apprends que l’anime Haibane Renmei est inspiré d’un roman japonais La fin des temps. Tout d’abord septique, curieuse puis totalement enchantée, je découvre le maître mot de l’écrivain : décrire le fantastique comme une habitude, quelque chose qui arrive malgré nous et qui s’impose dans la réalité, comme une étape normale, évidente.

« …une fois que vous aurez agi de la sorte, il n’est pas impossible que le paysage vous paraisse, comment dire, assez différent de celui de tous les jours. Mais il ne faut pas se laisser abuser par les apparences. Il n’y a toujours qu’une réalité. » 1Q84

Tout glisse, les frontières sont minces, c’est un jeu de cache-cache entre fantasme et réalité, irréel et habitude. Il me semble que les choses sont ainsi faite, dans la vie. On se retrouve facilement dans les pensées des protagonistes, très finement construite, où ce qui parait étrange dans un cheminement de pensée n’est finalement que le reflet du cheminement de tout un chacun.

Alors, il est facile d’accepter des mondes sans ombres, des chats qui parlent, des pierres qui bougent, tout en souriant, quand on apprend qu’une personne peut être défini par son choix en matière de canapé. Tout est singulier sans pour autant que l’on y soit imperméable. Grâce à une écriture claire, construite, Murakami nous ferait croire n’importe quoi !

Un espace pour entrer en contact avec l’écrivain

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Il apparait pourtant comme un homme assez pragmatique. Cette année, il a ouvert un site où ses fans ou non, du monde entier pourraient lui poser n’importe quelle questions. Alors que beaucoup attendent de lui des réponses claires pour des questionnements profonds, il reste humble, tourne les choses avec un humour japonais, et répond souvent qu’il n’a pas toutes les réponses. Même si vous ne pouvez plus poster des questions, il est toujours possible de consulter ce qui s’est dit. Certains échanges sont en anglais. Mais attention ! N’allez pas croire que vous trouverez quoique ce soit concernant une de ses œuvres. Le mystère est fait pour demeurer, pour nous faire imaginer.

On apprends, en fouinant sur le site, qu’il est un grand collectionneur de vinyle, que faire l’amour est comme de vivre un rêve éveillé, que s’il se faisait un tatouage, il écrirait « mouton sauvage » coiffé de deux cornes, qu’il n’écrira jamais la Chrysalide de l’air, qu’il aimerait dîner et boire avec Jay Gatsby…

Sur les traces de l’auteur

Les fans de Murakami sont nombreux à travers le monde. Certains, comme, David, un blogueur résidant au Japon, se sont essayés à un jeu de piste en suivant, au travers de ses romans, les traces de Murakami et de ses personnages, au Japon. Il est toujours agréable de confronter la réalité d’un lieu à l’image que nous créons à partir récit.  Nous voguons entre les citations des livres, les souvenirs de nos lectures, et les pensées de ce blogueur qui nous trimbale dans une partie du Japon de Murakami.

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Des récits hauts en musique

Au-delà des livres, les œuvres de l’écrivain s’écoutent puisque la musique a une place importante dans chacun des romans. Des références, des citations, il nous trimbale de la musique classique au Jazz, sans oublier le Rock. Avant d’être écrivain, Murakami a tenu le Peter Cat, un bar Jazz, à Tokyo, dans le quartier de Kokubunji . C’est grâce à tout ce qu’il a pu y voir et y entendre, aux relations qu’il y a crée, mais aussi à son influence littéraire étendue aux quatre coins du monde, qu’un jour, il décide d’écrire, publie son premier roman, Ecoute le chant du vent (Kaze no uta wo kike) – non traduit en français – et obtient le prix Gunzo. Démarre alors sa carrière.

Adaptation cinématographique : Norwegian Wood

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Norwegian Wood

 

La ballade de l’impossible, une œuvre poignante traitant de l’amour, de la culpabilité et  de la difficulté de survivre à la mort de ceux qu’on aime a merveilleusement été reprise au cinéma. Trần Anh Hùng intitule le film « Norwegian Wood » en référence à la chanson des Beatles, emblème du livre. Les acteurs sont japonais. Ils délivrent beaucoup d’émotions par leur jeu. La mise en scène ou encore les dialogues ne tombent pas dans le sentimentalisme alors que les sujets développés s’y prêtent. Tout est juste, flottant, violent et calme, les regards se suffisent. Le film est une œuvre à part entière et complète le livre en en donnant une vision à la fois juste et originale.

Murakami émulsionne donc son public mais aussi d’autres artistes. A vous de vous laissez prendre au jeu, en toute naïveté, sans aucune attente. C’est là que la sauce prends et qu’on se laisse mener par la main, au fond d’un puis, en Crètes, dans un marathon, dans une chambre silencieuse, un fond des bois, et que la réalité opère son glissement.

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Bibliographie (non chronologique, œuvres traduites en français) :

 

La fin des temps
La course du mouton sauvage
Après le tremblement de terre 
Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil
Kafka sur le rivage 
Le Passage de la nuit 
La Ballade de l'impossible 
L'éléphant s'évapore
Chronique de l’oiseau à ressorts
La fin des temps 
Autoportrait de l'auteur en coureur de fond 
Sommeil 
1Q84 - Livre 1
1Q84 - Livre 2
1Q84 - Livre 3 
Les Attaques de la boulangerie
Underground
L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage
Les Amants du Spoutnik
Saules aveugles, femme endormie
Danse, danse, danse

 

Blog sur les traces de Murakami : randomwire.com

Site des questions/réponses avec Murakami : welluneednt.com

Sources : www.de-plume-en-plume.fr / Belfond / Wikipedia / Babelio

Photos : noxrpm.com / nytimes.com / culturebox.francetvinfo.fr / welluneednt.com

 

 

 

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