Les évaporés du Japon 1/2

« Disparaître, c’est courir à la mort. »

Les évaporés du Japon. Dans un pays fantasmé par l’occident, dont les temples et la culture nous font tant envie, il est bon de rappeler que tout n’est pas rose. Là bas, 100 000 personnes disparaissent chaque année. Qui sont ils et pourquoi choisissent-ils de s’évaporer dans la nature?

Voilà sur quoi c’est porté le travail de Stéphane Remael et Léna Mauger en rédigeant ce roman. Ils ont mit à jour un aspect tabou de la société japonaise. Ces hommes, ces femmes, ces familles qui du jour au lendemain disparaissent, laissant tout derrière eux. Ils fuient une pression sociétale trop forte ou la honte de n’être pas le parfait japonais que le pays forme depuis sa naissance.

Les evapores du Japon

« Le pieu qui dépasse se fait taper dessus » 出る杭は,打たれる

Il est bon de rappeler que la beauté et la finnesse du Japon cotoie l’effacement de soi, la pression familiale et celle du travail, le stress quotidien de « ne pas gêner ». Tout y est compliqué, si bien que certains préfèrent les relations avec les robots plutôt que les relations humaines car « que va penser l’autre de moi, je ne suis pas dans sa tête! ». Comme le souligne Léna Mauger, à un moment de leur vie, ces évaporés se sont retrouvés en marge, avec « la tête qui dépasse »

100 000 personnes disparaissent chaque année, environ un tiers se suicide. Les « abandonnés » attendent le retour du disparu et tentent de survivre. Car c’est un grand déshonneur de compté dans sa famille un évaporé, un membre qui n’a pas su être à la hauteur. On estime au Japon qu’environ la moitié des disparition n’est pas signalée par crainte du regard de l’autre.

Les evapores du Japon

Dans un pays où la modernité et le progrès sont partout, où tout le monde est connecté en permanence, ces évaporés trouvent refuge dans des quartiers inconnus, non répertoriés sur les cartes, au sein des villes dans lesquelles ils ont toujours vécu. Comme le quartier de San’ya 山谷 à Tokyo.

Je ferais une critique plus personnelle quand je l’aurais lu (ce qui ne va pas tarder…et voilà c’est fait!). En attendant, voici plusieurs liens pour vous faire une idée :

une interview des auteurs par les Inrock

une critique du Journal du Japon

une émission avec les auteurs sur France Inter

quelques exemples de photos de Stéphane Remael

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